Angoulême, une cité fertile en littérature

Depuis mille ans Angoulême s’est forgé une forte identité littéraire. Au fil des siècles, des hommes et des femmes s’y sont illustrés à travers l’écriture sous toutes ses formes.

Ainsi au XIe siècle, c’est Adhémar de Chabannes, moine de l’abbaye de Saint-Cybard qui nous livre ses chroniques, sources essentielles de l’histoire de l’Aquitaine au Moyen Age. Au XIIe siècle, l’évêque d’Angoulême, Girard II, grand érudit et légat de plusieurs papes s’inscrira dans cette même tradition.

Au XVe siècle, les Valois-Angoulême vont eux aussi faire d’Angoulême, une cité de culture et de lettres. Le Bon Comte Jean, grand père de François Ier, devient copiste et auteur. Il possède l’une des plus belles bibliothèque princière du moment et communique sa passion des livres à sa descendance. Sa petite-fille Marguerite d’Angoulême sera d’ailleurs au XVIe siècle, l’un des auteurs les plus appréciés chanté par les poètes Marot ou Ronsard. Quant au roi François Ier, dernier Comte d’Angoulême, il s’attachera dès 1516 à fonder à Angoulême un collège pour que les lettres y fructifient. Le papier angoumoisin support des premiers imprimeurs deviendra des le début de la Renaissance le grand ambassadeur de la ville.

A l’heure du Grand Siècle, Jean-Louis Guez de Balzac, né et mort à Angoulême se fera le restaurateur de la langue française et deviendra l’un des premiers membres de l’Académie. Le Duc de Montauzier et son épouse Julie d’Angennes, amoureux des lettres, tiendront salon dans le château rassemblant écrivains, poètes, comédiens ou musiciens.

Au XIXe siècle, Angoulême aura la chance de recevoir à plusieurs reprises la visite d’Honoré de Balzac qui s’en inspirera pour écrire les Illusions Perdues. Madame de Saint-Surin, baptisée la « Reine d’Angoulême » aura son salon et se fera écrivain. Alfred de Vigny y viendra souvent en voisin alors que Stendhal, Hugo, Mérimée ou Théophile Gautier en venteront les charmes.
L’abbé Michon, homme de grande culture et père de la graphologie y rassemblera un cénacle d’historiens et d’hommes de lettres.

Au XIXe et XXe siècle, les présidents de la République Armand Fallières et François Mitterrand y feront leur apprentissage littéraire du haut des remparts chantés par tant d’écrivains.
La littérature, véritable ADN de la belle Angoulême, se manifestera aussi à partir de 1974 sous la forme de la Bande Dessinée au point d’en devenir la capitale mondiale.
A l’heure des nouvelles technologies, Angoulême conserve toujours ce lien millénaire et magnifique qui l’attache à la littérature pour le plus grand bonheur des ses citoyens.

Portait de Jean-Louis Guez de Balzac. Gravure du XVIIe, fonds AMA.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Square Girard II
Rue Corneille
16000 Angoulême
| 05 45 95 79 88

134 rue de Bordeaux
16000 Angoulême
| 05 45 92 73 43

33 avenue Jules Ferry
16000 Angoulême
| 05 45 38 91 97

Musée du Papier
134, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
| 06 22 44 12 59

|