La grotte de Montgaudier

Située en aval de Montbron en Charente, la grotte de Montgaudier est creusée dans un piton rocheux surplombant la Tardoire. La grotte, dont les différents abris et cavités s’étendent sur une quinzaine de mètres de hauteur, fut occupée pendant des centaines de milliers d’années par bon nombre d’espèces animales et d’hommes ayant laissé derrière eux d’innombrables vestiges et témoignages de leur passage.

Composée de cinq abris bien distincts, la grotte regorgeait de vestiges archéologiques et paléontologiques en tout genre (art mobilier, outils, ossements…) de périodes différentes. Ainsi on trouve par exemple une importante concentration de vestiges du paléolithique moyen dans certains abris, puis du paléolithique supérieur dans d’autres.

C’est au XIXe siècle, un peu avant 1850, que la grotte commence à attirer l’attention des chercheurs et paléontologues de l’époque. Parmi eux un érudit local, Jean Fermond, et le célèbre paléontologue Edouard Lartet. Ce dernier entreprend alors des fouilles de grande ampleur. Néanmoins, ce n’est qu’une trentaine d’années après sa découverte que le site acquiert une grande renommée avec la révélation, en 1885, d’un bois de renne percé sur lequel on peut observer de fines gravures représentant plusieurs animaux marins (phoque et anguilles) ainsi que des végétaux. Ce bois, actuellement exposé au nouveau musée de l’Homme à Paris et également appelé « bâton de commandement », reste à ce jour l’une des trouvailles les plus importantes de la grotte de Montgaudier. Les chercheurs, très actifs sur le site dans la deuxième moitié du XIXe siècle, ont permis de mettre à jour énormément de richesses enfouies depuis des dizaines voire centaines de milliers d’années.

Plusieurs campagnes de fouilles sont menées jusqu’en 1926, date à laquelle la grotte est laissée à l’abandon. Le gisement, non protégé, ne refait l’objet de fouilles que des années plus tard, en 1957, puis enfin en 1966. Ce sont les collections archéologiques issues des fouilles menées de 1966 à 1986 par le préhistorien et archéologue charentais Louis Duport qui ont d’ailleurs fait l’objet d’une récente acquisition par le musée d’Angoulême. Ainsi, plus de 70 000 pièces dont les plus anciennes remontent à 200 000 ans ont été récupérées et agrémenteront bientôt les vitrines du musée.

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