David et Nil : Carnet de voyage volume 11

Mercredi 11 novembre : que les fêtes commencent !

Les fêtes de Diwali ont lieu aujourd’hui et demain. Nous passerons en 2016 avec quelques semaines de décalage avec notre calendrier romain. Nous quittons Dehra Dun et nos enfants pour deux jours, le temps de profiter un peu de la région de l’Uttarahkand. Bâl, le chauffeur sikh de Nicole et Jean Pierre est venu nous chercher pour une excursion de deux jours à Haridwar et Rishikesh. Bien sûr, Nil fait partie du voyage et va découvrir un autre visage de l’Inde qui nous ne connaissons pas.

Il faut bien avouer que Dehra Dun n’a pas de charme particulier et mise à part notre trajet quotidien dans le dédale du bazar pour nous rendre au centre, nous n’avons pas eu l’occasion de découvrir toutes les beautés qu’offre le pays. Haridwar promet d’être dépaysant, la ville fait partie des 7 villes sacrées de l’Hindouisme et le célèbre ghat de Hari-Ki-Pairi offre un spectacle unique pour les profanes que nous sommes.

A la découverte d’Haridwar

Nous arrivons à Haridwar en milieu de matinée. Dans la tradition hindouiste, Haridwar figure à la naissance du Gange, le fleuve sacré des hindous, là où sort les eaux du fleuve de la chaîne himalayenne. Une foule de pèlerins venue de toute la péninsule indienne s’y rend toute l’année pour réaliser des ablutions dans le fleuve sacré. A la tombée de la nuit, les pèlerins se pressent au ghat Hari-Ki-Pairi. Il s’agit d’escaliers qui descendent jusqu’aux berges du fleuve pour faciliter l’accès aux eaux sacrées. Au coucher du soleil, la cérémonie religieuse commence. Les cloches se mettent à sonner, on entonne des chants, on allume des torches, et des corbeilles garnies de pétales de fleurs et d’une bougie allumée sont déposées par les pèlerins dans les eaux du fleuve.

Nous commençons la découverte de la ville sainte par la visite des différents temples hindouistes situés en bordure de route. Des représentations sculptés du panthéon hindou s’affichent dans des couleurs vives aux dimensions surréalistes. Nous pénétrons religieusement à l’intérieur des différents temples sans détenir les clés de la signification religieuse des saynètes qui s’offrent à nous. Toutes ces divinités chimériques qui nous sont totalement étrangères guident cependant tout un peuple derrière ces interprétations. A quelques pas de là, deux éléphants sculptés ouvre la voie vers un autre temple. L’occasion est trop belle pour Nil de retrouver ses congénères, j’installe très respectueusement mon compagnon sur le trompe de l’un deux pour la tradition photo.

Nous nous dirigeons avec notre chauffeur Bâl vers le centre de Hardiwar pour profiter de la cérémonie des lumières le soir venu. Mes sens sont en éveil, le bruit, les odeurs, les couleurs tout excite ma curiosité. Je découvre une importante communauté de Sadhu, il s’agit d’hommes ou de femmes quoique moins nombreuses, vêtus de linges orange ayant renoncé à toute possession matérielle pour se consacrer à la quête spirituelle grâce à la médiation, à l’étude de textes sacrés ou au pèlerinage. Ces personnages inquiétants par leur extrême maigreurs, leurs longs cheveux et leurs barbes imposantes vous plongent un peu plus dans l’ambiance mystique du lieu.

Les cérémonies commencent

Nous arrivons dans le saint des saint de la ville où les pèlerins se pressent déjà pour assister à la cérémonie. Assis le long du ghat, une foule massive attend le début du rituel. Je ne sais trop à quoi m’attendre, j’ai bien lu quelques informations sur le sujet mais là je vais vivre l’événement en direct et assister aux ablutions des pèlerins. Les chants s’élèvent autour de nous dans une longue litanie, les pèlerins lèvent les bras comme un seul homme avant de les reposer sur eux. Ce rituel m’intrigue et je demande à Bâl la signification de ce geste, il m’explique alors que cela signifie que le fleuve Gange est un dieu et que les pèlerins approuvent cette interprétation.

La cérémonie se poursuit avec la danse des torches qui vacillent sous les mouvements impulsés par des hommes qui accomplissent le rituel, tout se termine par la mise à l’eau des corbeilles de fleurs allumées de bougies qui commencent leur voyage. Je ressors de cette expérience un peu troublé car il est impossible de rester insensible devant une telle ferveur. Je me félicite d’avoir eu la possibilité d’assister à cette cérémonie qui enrichit un peu plus ma connaissance du monde.

A notre retour à l’hôtel, Diwali bat son plein, les feux d’artifices fusent de toutes part. Nous nous rendons sur le toit terrasse pour admirer la vue et profiter du spectacle. La nuit s’annonce difficile car les feux s’intensifient avant le passage à la nouvelle année. Je remonte seul sur la terrasse après le repas pour prendre le temps de faire un point sur cette aventure que j’ai entamé il y a presque quinze jours déjà. Les feux continuent et je me surprends à me sentir à l’aise à présent en Inde, toutes mes inquiétudes des premiers jours se sont à présent envolées. Je maîtrise un peu mieux les codes du pays et j’ai hâte de continuer mon aventure.

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