David et Nil : carnet de voyage volume 12

Jeudi 12 novembre : en route vers Rishikesh

La nuit a été agité, les feux d’artifices n’ont pas cessé et le sommeil a été difficile. Nous nous retrouvons dans le hall de l’hôtel avec de petits yeux. Nous reprenons la route à 10h pour nous rendre à Rishikesh, la capitale mondiale autoproclamée du yoga. La route est relativement dégagée, nous traversons la Rajaji National Park qui abrite dans ses épaisses forêts une population d’éléphants sauvages d’environ 600 individus. Nil n’aura malheureusement pas la chance de voir ses congénères.

A notre arrivée à Rishikesh, je découvre un décor magnifique. La ville est encaissée dans une vallée où coule majestueusement le fleuve Gange. Ici, le fleuve est à sa naissance et ses eaux sont d’un bleu turquoise, invitant à la baignade ou du moins, aux ablutions sans trop de peur d’attraper une maladie de peau. Je découvre l’Inde sous de nouvelles couleurs et Dehra Dun me paraît à bien fade. Deux ponts piétons enjambent le Gange à l’est et à l’ouest de la ville. Nous décidons de faire le tour de la ville d’est en ouest pour traverser les deux rives du fleuve.

Rishikesh, capitale du yoga

De nombreux européens se pressent à Rishikesh pour pratiquer la méditation et le yoga dans les célèbres ashrams. Il s’agit de lieux de retraite où se retrouve une communauté spirituelle autour d’un enseignement. Depuis notre arrivée en Inde, nous n’avons pas eu l’occasion de croiser d’européens. Nous étions les seuls à Dehra Dun, ce qui est logique car rien dans la ville ne justifiait que des touristes y viennent.

Nous traversons le fleuve sur l’un des ponts, un magnifique panorama s’offre à nous, nul besoin d’être photographe professionnel pour réaliser de beaux clichés tant le lieu parle de lui même. La ville a su exploiter le filon des retraites spirituelles des européens et les boutiques à touristes foisonnent dans le traditionnel bazar indien. Certains diront que Rishikesh a des airs de Katmandou la capitale du Népal, aux grandes heures du mouvement hippie. Effectivement, des européens habillés à la Baba cool circulent dans la ville aussi aisément que les indiens, prouvant qu’ils viennent régulièrement. Ne dit-on pas que les Beatles y sont venus en 1968 pour écrire leur célèbre album le « White ALbum ».

Initiation aux rituels hindouistes

Nous descendons jusqu’aux ghat le plus proche du pont pour admirer les ablutions des pèlerins. Je me sens l’âme hindou avec Nicole depuis notre cérémonie la veille et nous nous laissons tenter par les eaux du Gange. Nous sommes invités par les hindous à pratiquer le rituel, ils m’expliquent qu’il faut renouveler les ablutions 7 fois sur la tête. Nicole se prête au jeu et réalise le rituel sous l’œil attentif des pèlerins. Ils nous accueillent volontiers à leurs côtés en nous expliquant les gestes.

Nous quittons le ghat pour déambuler dans le bazar de la ville qui longe le fleuve avant d’arriver au second pont suspendu. Au lieu de traverser le Gange à pieds, nous prenons un bateau qui relie les deux rives. Sur l’un des ghats, une vache sacrée dort paisiblement, je décide de poser mon compagnon sur son dos sans la réveiller et d’immortaliser l’instant. La journée se termine et il faut déjà rentrer sur Dehra Dun. Avant la tombée de la nuit, nous arrivons dans la nébuleuse Dehra Dun qui ne finit jamais d’être embouteillée. Demain sera notre dernier jour au centre avec les enfants : la journée sera difficile !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Square Girard II
Rue Corneille
16000 Angoulême
| 05 45 95 79 88

134 rue de Bordeaux
16000 Angoulême
| 05 45 38 71 61

33 avenue Jules Ferry
16000 Angoulême
| 05 45 38 91 97

Musée du Papier
134, rue de Bordeaux
16000 Angoulême
| 06 22 44 12 59

|