David et Nil : carnet de Voyage Volume 3

Lundi 2 Novembre : premier contact avec les enfants

Du matériel livré pour les enfants

1er jour de bénévolat au sein de l’association Inde et Nous France. Nous avons consacré la matinée à organiser le convoie du matériel que nous avons apporté de France pour les enfants du centre. Dans nos valises respectives, nous avons réparti environ 60 kg de matériel que nous laisserons sur place, à la fin de notre séjour humanitaire.

Il s’agit essentiellement de vêtements, livres, matériel médical, offerts par des entreprises charentaises mais aussi et surtout par les marraines et parrains des enfants de l’association. Ces derniers pourvoient à la scolarisation, la santé, l’alimentation etc de leurs protégés. Dominic, bénévole d’origine canadienne, gère l’intendance sur place quasiment toute l’année, elle a prévenu les enfants de notre venue et tous sont excités à l’idée de notre arrivée. Dominic se rend en Inde presque 6 mois par an pour surveiller que les enfants soient bien scolarisés et que les parents respectent le contrat tacite qu’ils ont passé avec l’association pour la scolarisation de leurs enfants.

Nicole, Présidente de l’association, retrouve les enfants avec joie

Nous arrivons au centre après avoir fait le rapatriement du matériel en tuc tuc vers 12h, les enfants arrivent au fur et à mesure en début d’après midi. Ils passent la matinée à l’école privée, ils terminent les cours vers 13h et rentrent dans le bidonville pour se changer avant d’arriver au centre. Ils y resteront pour le repas du midi ou plutôt de 14h ! réalisé par une cuisinière indienne. Viendra ensuite le moment de faire les devoirs assistés par des enseignantes indiennes et par Dominic.

Les quinze prochains jours seront différents du quotidien pour les enfants qui, ayant terminé leurs examens, bénéficieront d’une sensibilisation à l’éducation artistique et culturelle que je me propose de faire. Dominic a donc modifié le programme de la quinzaine afin de permettre aux enfants de réaliser les ateliers culturels et artistiques, et pour les plus grands, de s’initier à la menuiserie.

Première rencontre avec les enfants

Les  enfants semblent un peu timides, mais très vite, les retrouvailles avec Nicole et Jean Pierre deviennent joyeuses. La présidente et son mari retrouvent les enfants après 1 an d’absence. Tous ont bien grandi et ont réalisé d’énormes progrès scolaires. C’est avec beaucoup de fierté qu’ils montrent leurs bulletins. Les présentations se font naturellement entre les enfants et moi, tous viennent à ma rencontre et m’interrogent par un très cérémonial : Hello Sir, what is your name ? Je me plie avec plaisir aux banalités d’usages qui permettent de rompre la glace, d’autant que j’ai toutes les difficultés du monde à retenir leurs prénoms que j’écorche systématiquement et qui les faire rires aux éclats.

L’Origami pour rompre la glace

Les plus grands ont réussi à réaliser des Origami plus complexes.

J’ai décidé de commencer ma quinzaine avec un atelier d’origami autour de l’histoire de Sadako Sasaki la petite fille japonaise victime de la bombe d’Hiroshima. Je présente sur Powerpoint l’histoire des 1000 grues de Sadako aux enfants avant d’entamer le pliage. J’avoue avoir eu un peu de mal à raconter l’histoire en anglais, mais finalement les enfants comprennent et l’essentiel est retenu. Le pliage est relativement complexe pour des enfants de 6 à 8 ans mais avec de la concentration et surtout l’envie d’apprendre tous réussissent à faire le pliage.

Nil séduit l’assistance, les enfants en redemandent

Mon compagnon l’éléphant Nil ne me quitte plus et c’est bien installé à nos côtés qu’il assiste à la séance, la photo d’usage à la fin de l’atelier avec Nil amuse beaucoup les enfants.
Dominic a réalisé 3 groupes de 10 enfants environ pour les ateliers car le centre est relativement petit. Je prends donc le second groupe et je recommence ma prestation, cette fois-ci les enfants âgés de 8 à 11 ans. Ils connaissent l’histoire de la bombe d’Hiroshima, ils semblent aussi plus aguerris, réclamant d’autres pliages après la grue en papier. Ils repartiront à la fin de la séance avec une grue, un bateau et une grenouille en origami.
Le 3ème groupe des grands (11 à 14 ans) ne réalisera pas l’atelier d’origami aujourd’hui par manque de temps. En effet, ils sont partis avec Nicole et Jean Pierre dans le dédale des rues de Dehra Dun à la recherche de matériel nécessaire pour réaliser les ateliers culturels et des ateliers menuiserie qui sont assurés par Jean Pierre.

A la recherche du papier…

Je demande à Nicole de me trouver de vieux bouts de papiers pour le mardi, car j’ai prévu un atelier de fabrication de papier. Rien de plus simple, il suffit d’aller au baraquement du chiffonnier du coin car en Inde le métier de chiffonnier existe encore ! Il me faudra prendre le temps de m’y rendre et prendre une photo de cet étonnant spectacle.
Après 3 jours en Inde, je commence à m’habituer à la surpopulation, aux bruits, à la circulation même si ce spectacle me surprend encore.


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